Historique
Le gouvernement de M. Balladur, réuni à Mende, le 12 juillet 1993, pour un CIAT décentralisé décide du principe de l’aménagement autoroutier de la RN88 sur la totalité de son itinéraire entre Lyon et Toulouse.
29 octobre 1993 : Création de l’association « Non à la deuxième autoroute » qui s’oppose à la création d’une 2 X2 voies quel que soit son itinéraire.
Le 28 février 1997 : Le ministre de l’Equipement arrête le fuseau des 1000 mètres entre l’A75 et Le Puy en Velay.
4 mai 1998 - 24 juin 1998 : Enquête préalable à la DUP du premier tronçon lozérien de la RN88 à deux fois deux voies : A75- col de Vielbougue.
10 août 1998 : Avis défavorable prononcé à l’unanimité des commissaires enquêteurs.
16 juin 1999 : M. Jean-Claude Gayssot, ministre de l’Equipement décide :
De se ranger à l’avis de la commission d’enquête et de ne pas donner suite au projet de DUP du tronçon A75-col de Vielbougue.
· De soumettre à enquête d’utilité publique avant la fin de l’année la section comprise entre l’A75 et le vallon du Romardiès.
· De confier à une mission du Conseil général des Ponts et Chaussées une étude sur la poursuite de l’aménagement de la RN88 entre le vallon du Romardiès et Le Puy en Velay.
19 juin-29 juillet 2000 : Nouvelle enquête préalable à DUP sur un petit tronçon de 3,9 km dont 2,4 à deux fois deux voies reprenant exactement le tracé « abandonné »en 1999. Soit disant destiné à relier l’A75 à l ‘actuelle RN88, il constitue en fait pour ses promoteurs le premier maillon de la nouvelle RN88 à deux fois deux voies à travers tout le département. Cet embryon d’autoroute part de l’A75 au sud du Monastier, traverse la Colagne par un viaduc autoroutier et rejoint l’actuelle RN88 par le ravin du Romardiés.
26 septembre 2000 : Avis favorable des commissaires enquêteurs avec une réserve d’importance :
« Il n’apparaît pas clairement que l’atteinte de cet objectif (le désenclavement de la Lozère) passe obligatoirement et nécessairement par la mise à 2 X 2 voies de la RN88 sur la totalité de son parcours entre l’A75 et le Puy-en-Velay. » Il est de plus recommandé de compléter l’étude confiée au Conseil Général des Ponts et Chaussées par l’étude comparative de l’aménagement sur place de la RN88 et la prise en compte des nouvelles orientations de la politique des transports.
Août 2001 : Publication du rapport de l’ingénieur général Schmutz du Conseil général des Ponts et Chaussées.
« Si l’aménagement à terme à 2X2 voies n’est pas remis en cause, l’esprit qui préside au schéma (des services de transport) suggère fortement que l’on n’anticipe pas trop sur les trafics à venir mais que l’aménagement se fasse en fonction de ceux-ci. »
« Cette infrastructure n’a pas une vocation première à assurer une liaison pour le transport des personnes entre Lyon et Toulouse »
Octobre-novembre 2001 : La DDE fait réaliser des travaux préparatoires (pistes d’accès, plate-formes, sondages). Manifestations des militants de l’association qui par quatre fois s’interposent et bloquent les travaux avant les interventions de la gendarmerie.
25 janvier 2002 : Le Premier ministre prend l’arrêté de DUP du tronçon A75/le Romardiés.
15 juin 2002 : Acquisition en indivision par soixante dix personnes de deux petites parcelles situées sur le plateau de la Rouvière au débouché du projet de viaduc autoroutier. Objectif : retarder au maximum la procédure d’expropriation.
Septembre 2002-février 2004 : Guérilla juridique et de terrain entre l’Administration et les militants de l’association « Non à la deuxième autoroute ». Contestation de tous les actes de la procédure au Tribunal Administratif, au Conseil d’Etat et en Cour de Cassation. Tous les recours sont rejetés.
24 mars 2003 : Lancement officiel à Rodez de « l’itinéraire de développement durable » ( !) RN88 entre Rodez et le Puy en Velay.
Printemps-été 2003 : Les parcelles achetées en indivision par les opposants deviennent « le bois des ArtsPenteurs », espace de création artistique et de défense de l ‘environnement.
Fin décembre 2003 : Début du chantier du viaduc de la Colagne.
4 février 2004 : « le bois des ArtPenteurs » reçoit le trophée CHENE qui consacre les meilleures initiatives du Languedoc-Roussillon pour la défense de l’environnement.
20 février 2004 : Rejet de la requête en annulation de la DUP du tronçon A75-Le Romardiès par le Conseil d’Etat.
7 octobre 2004 : Deuxième réunion du Comité de pilotage de l’itinéraire de développement durable. Personne ne sait où, quand et comment sera poursuivi l’aménagement de la RN88 dans sa partie centrale entre le Romardiès et le Puy.
Août 2005 : Reprise des études pour la définition d’un nouvel APSI entre l’A75 et le Puy-en-Velay.
12 septembre 2005 : Présentation du projet de charte pour le développement durable des territoires concernés par l’aménagement de la RN88 qui réactive le principe de la mise à 2X2 voies sur la totalité de l’itinéraire entre Lyon et Toulouse.
9 décembre 2005 : Troisième réunion du Comité de pilotage de l’itinéraire de développement durable au Puy : approbation de la charte à l’unanimité des présents à l’exception des trois associations de protection de la nature qui dénonce la charte et quittent le Comité.
4–10 juillet 2006 : Réunions d’information publiques organisées par la DDE à Mende, Chanac, Costaros, Châteauneuf de Randon et Langogne. Présentation des fuseaux provisoires entre le Romardiés et Fangeas. L’association est présente à chacune. Forte contestation à Chanac et Langogne (de la part des représentants de la commune ardéchoise de Lespéron).
Novembre 2006: La DDE organise un cycle de 14 réunions publiques pour présenter le fuseau préférentiel retenu par l'état. Le public est invité à déposer ses observations sur des registres déposés dans les mairies ou sur un site Internet ouvert à cet effet.
Décembre 2006, le Préfet s’engage à faire publier le tracé définitif avant les élections du printemps 2007.
Les 24 et 25 octobre 2007, le Grenelle de l’Environnement se conclut par l’annonce de la suspension de tout nouveau projet autoroutier « sauf pour des raisons de sécurité ou d’intérêt local » (voir communiqué de presse du 27 octobre). L’arrêté ministériel fixant le fuseau des 300 m entre le lieu-dit du Romardiés (à l’Ouest de la Lozère) et Fangeas (au sud du Puy, en Haute-Loire) est pris fin décembre 2007, malgré les engagements du Grenelle de l’Environnement.
Eté 2008 : Aucun engagement budgétaire de l’Etat n’est acquis. Les élus défenseurs du projet se désespèrent et publient une page de publicité en forme de supplique au Président de la République dans le Monde du 27 juin 2008 (et d’autres journaux nationaux ?).
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Mis à jour ( Lundi, 15 Juin 2009 07:15 )



